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Patrick Ascione

Polyphonie-Polychrome

Label: empreintes DIGITALes

Format: CD

Genre: Electronic

In process of stocking

€11.80
VAT exempt
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Patrick Ascione's acousmatic triptych of 1984 to 1989, commissioned by the Ina-GRM: three long multi-part pieces built on his idea of tape as a canvas for sound, with a preface by Michel Chion.

Polyphonie-Polychrome is the acousmatic triptych that Patrick Ascione composed for concert between 1984 and 1989, all three parts commissioned by the Ina-GRM and premiered in its Cycle acousmatique series at the Maison de Radio France. For this recording the concert order was changed, and Sur champ d'azur and Valeurs d'ombre were adapted in January 1994. Jean Schwarz produced the master tape.

Ascione's starting point is a parallel between acousmatic music and painting: sounds shaped one by one, combined, erased, replaced and finally fixed on tape, as a painter lays colours on canvas, with no code between intention and object. Lune noire (1987-89), dedicated to Évelyne, takes its subject from astrology, two near-equal parts on transmutation towards disintegration and towards freedom, joined by a short Thème de Lilith. Sur champ d'azur, first made at the GMEB in Bourges in 1984 and fully revised in 1986, moves like the sky between storm and calm, through movements such as Un ciel de Van Gogh. Valeurs d'ombre (1986), dedicated to his parents, explores the dark end of the electroacoustic palette as a slow search for light.

In his preface Michel Chion credits Ascione with first formulating the idea of electroacoustic music as painting in sound, which led Chion to his own notion of “fixed sounds”, and calls the disc an event. Ascione thanks François Bayle, Christian Zanési and Francis Dhomont.

Born in Paris in 1953, Ascione trained at the GMEB from 1977 to 1979 and worked there until 1984. He later developed a “spatial polyphony” in works such as Espaces-paradoxes, his first piece on 16 real tracks, and taught in Cherbourg and La Rochelle. He died in Calvados in 2014.

CD in jewel case, empreintes DIGITALes IMED 9522, 1995.

Details
Cat. number: IMED 9522
Year: 1970
Like an acousmatic Jackson Pollock, he composes massive, intricate textures…Read more

This disc crept up on me. During the first couple of listens, I took little notice. The music made no impression. But with a few more tries, this disc grew more and more compelling. I now find it nearly indispensable and among the best acousmatic music I have heard. Patrick Ascione’s style is acousmatic and in the same family as that of Francis Dhomont and Michel Chion. Perhaps my earlier disinterest was due to the distracted way I now listen to most music. I almost never make time to lie still and listen. I have lost touch with my old habit of meditative listening, the type of listening this music deserves.

The three compositions on this disc each last twenty minutes and longer. Lune noire starts mechanically but sensually. Despite their metallic quality, the timbres sound voice-like. Sur champ d’azur is a panoramic landscape, painted not photographed, a rendition rather than a document. Its range is vast. Valeurs d’ombre finishes the disc in a more sombre, sweeping mood. It is a beautiful piece. However, it ends too abruptly with no feeling of cadence.

Mr. Ascione describes his approach to composition as painterly. He juxtaposes sonic colours as an abstract expressionist would juxtapose coloured pigments. Like an acousmatic Jackson Pollock, he composes massive, intricate textures on a wall-sized canvas. In space, time, and in orchestration, the music is huge and richly complex. Two speakers constrict these three works. They stubbornly demand a concert hall, multiple channels, and darkness. To fake a deeper space, I recently listened to the disc over headphones, but with the sound also coming out over stereo speakers. Then the higher frequencies flew about my head while the bass notes resonated from farther away. This arrangement gave me a better sense of the musical space of these compositions.

The packaging by empreintes DIGITALes is, as usual, complete and attractive.

Polyphonie-polychrome constitue, pour moi, un très bel album qui me donne envie de connaitre d’autres œuvres du compositeur.Read more

Patrick Ascione fait partie, aux côtés de Michel Redolfi, Christian Zanési et quelques autres, des compositeurs les plus doués de ce que l’on appelle la “troisième génération” de la musique électroacoustique (la première remontant à Pierre Schaeffer et Pierre Henry, la seconde constituée par leurs premiers élèves comme François Bayle ou Bernard Parmegiani).

Membre du GMEB (Groupe de musique expérimentale de Bourges) de 1976 à 1984, il est devenu, depuis, un compositeur autonome et reconnu dont les pôles d’intérêt peuvent définir deux périodes distinctes. La première, de 1977 à 1987, correspond, de sa part, au souhait de comparer et de rapprocher la pratique électroacoustique des arts plastiques. Ses conceptions le rapprochent de Michel Chion, autre théoricien de “l’art des sons fixés”. La seconde, depuis 1987, a vu ses préoccupations glisser vers la notion de “polyphonie spatiale” (notamment avec l’utilisation de systèmes de diffusion comprenant seize pistes réelles).

C’est encore à la première période que se rattache Polyphonie-polychrome, triptyque composé des titres Lune noire (1987-89), Sur champ d’azur (1984-86) et Valeurs d’ombre (1986). Ces trois pièces illustrent des aspirations esthétiques différentes mais complémentaires, unies par une “griffe” sonore très chaleureuse et reconnaissable.

Lune noire est une œuvre très plastique, dans le sens où elle met en jeu des combinaisons d’associations et de métamorphoses (par recours fréquent à l’utilisation de filtres) de textures de longues durées. La pièce est à rapprocher de [l’album] Érosphère de François Bayle ou de l’album Mundus Subterraneus de Lightwave. L’écoute en est magique, le degré d’attention pouvant varier au fil du temps. Selon les moments, l’éclairage des sons change, modifiant leurs caractères, leurs rôles et la perception qu’on en a.

Sur champ d’azur reste plus événementielle, alternance de climats de tension et de repos. Elle se veut plus musicale, selon la définition schaefferienne de la recherche de variations sur les objets sonores. La composition s’ouvre sur une brève étude rythmique basée sur l’utilisation plus le traitement des sons désuets d’une vieille boîte à rythmes. Puis s’enchainent les phrasés et trames électroniques, réutilisant avec bonheur la chaleur des timbres des synthétiseurs modulaires.

Valeurs d’ombre semble, peut-être, plus difflcile d’accès et constitue une sorte de synthèse formelle des deux pièces proposées précédemment. Les lentes textures du début (un son me fait penser à l’orgue utilisé dans les albums Zeit et Atem de Tangerine Dream) cèdent vite la place aux conflits qui opposent des événements brefs et dramatiques. Il se dégage certes de cette dernière œuvre une certaine aridité, mais c’est une sécheresse aussi passionnante à regarder que l’est le fourmillement de vie d’un désert.

Polyphonie-polychrome constitue, pour moi, un très bel album qui me donne envie de connaitre d’autres œuvres du compositeur.

À signaler également le mini-CD Métamorphose d’un jaune citron [MKCD 014] du même auteur, dans la collection “Cinéma pour l’oreille” chez Métamkine, qui offre un autre aspect de son travail à travers une pièce plus ancienne.

Un peu marginalisée, la musique électroacoustique (dite anciennement électronique ou concrète) n’en continue pas moins de montrer une grande vitalité, avec des créateurs nombreux à travers la France: le récent concert du Cycle acousmatique, organisé par le Groupe de Recherche de l’Institut National de l’Audiovisuel, présentait trois œuvres remarquables […] Sur champ d’azur, de Patrick Ascione (195Read more

Un peu marginalisée, la musique électroacoustique (dite anciennement électronique ou concrète) n’en continue pas moins de montrer une grande vitalité, avec des créateurs nombreux à travers la France: le récent concert du Cycle acousmatique, organisé par le Groupe de Recherche de l’Institut National de l’Audiovisuel, présentait trois œuvres remarquables […] Sur champ d’azur, de Patrick Ascione (1953), plus purement musical, est une immense composition symphonique, plein ciel, sur de grandes orbes lumineuses, des tambourinages frénétiques, des chants d’oiseaux électroniques; une virtuosité d’écriture assez prodigieuse allie de superbes mouvements avec un travail de détail joliment ouvragé, une extrême violence avec une très pure poésie. C’est une œuvre et un compositeur.

[…] Lune noire, à la fois raffinée dans ses matériaux et d’un art très puissant dans le développement […]Read more

[…] Lune noire, à la fois raffinée dans ses matériaux et d’un art très puissant dans le développement […]

Des nouveautés chez empreintes DIGITALes, voilà qui fait plaisir car cette étiquette de disques nous fait régulièrement découvrir des compositeurs ou des pièces délaissées par d’autres plus institutionnalisées.Read more

Des nouveautés chez empreintes DIGITALes, voilà qui fait plaisir car cette étiquette de disques nous fait régulièrement découvrir des compositeurs ou des pièces délaissées par d’autres plus institutionnalisées.

Voici le premier CD de Patrick Ascione (ex-æquo avec Métamorphose d’un jaune citron chez Métamkine, MKCD 014) qui, dans son travail, s’intéresse à l’espace (il compose beaucoup de pièces en multipiste) et à exprimer une relation entre peinture et musique concrète. Une musique agitée avec beaucoup d’éléments rythmiques et un bouillonnement de grands mouvements stéréophoniques qui, cependant, n’effacent pas les nombreuses teintes de ces dégradés sonores.

I first heard the work of Patrick Ascione on a collection of stuff released on CD as an audio documentation of the Prix International de Noroit 1989.Read more

I first heard the work of Patrick Ascione on a collection of stuff released on CD as an audio documentation of the Prix International de Noroit 1989. The piece was titled Lune noire and it is also the first of three compositions on this 1995 release of some of his work on the impeccable Canadian label empreintes DIGITALes. Lune noire is sonic topography, little is recognisable in this new audio terrain which is viewed multi-dimensionally from extremely unusual angles in strange attractor space. many of the studio techniques, and I suspect, some of the sounds used on Lune noire occurred earlier on Sur champ d’azur which was finished in 1986. It’s a study of the sky as canvas and the clouds that cross it. Huge slabs of sounds interspersed with microscopic investigation move us across this azure field as it slides past us. Truly enormous — this man has seen how big clouds can be.

Valeurs d’ombres (Values of the Shadow) ends this CD with its “exploration of a sombre region of dark sonorities of the electroacoustic palette and is also therefore a quest for the light” (of course!). Domains of the Shadow are flat space… the edges are sharp. Nothing offers protection or cover, everything shifts, jitters and moves. Electronic insects buzz and whirr, are silenced violently and then return mutated/evolved. Space tightens as we advance. Oozing ahead of us… A Glimpse of Light.

Ascione incorporates a broad spectrum of techniques in his work. He has signature trademarks and they are good because they work effectively as suggestive audio information. This, together with his knowledge of how fast audible space can change raises him a notch above his contemporaries.

As usual with the empreintes DIGITALes series, the full power of the sound quality is best appreciated under headphones unless you have extremely tolerant neighbours.